Couplage catalogue papier et appli mobile : le cas de Leroy Merlin

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Il  y a quelques semaines, j’ai eu l’occasion sur ce site de vous raconter mes aventures digitales avec l’enseigne Leroy Merlin. Dans cet article, je vantais la qualité du service client dans le magasin de mon quartier et le fait que j’avais pu acheter un produit sur place au prix fortement discounté proposé uniquement sur le site internet.

La semaine dernière, je suis tombé sur un article concernant cette enseigne, avec une information pas du tout révolutionnaire, mais que je trouve très intéressante et que je souhaite partager avec vous.

L’enseigne de bricolage associe directement son catalogue papier « classique » avec son application mobile.
Par ce couplage, il devient possible de vérifier en temps réel la disponibilité d’un produit dans un magasin donné.
D’un point de vue technique, il suffira de scanner la page du catalogue pour faire apparaître sur son smartphone la liste des produits, leur photo, leur prix (avec les éventuelles promotions), leur disponibilité dans le point de vente choisi.

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En soi, comme je le précisais plus haut, rien d’extraordinaire techniquement. Pour autant, ce que je trouve intéressant, c’est le couplage fait entre les deux supports.
Avec toutes les nouvelles technologies et l’essor rapide des sites internet, des applications mobiles, des média sociaux, etc.., certain ont du pensé que la mort du papier et des catalogues traditionnels était programmée à courte échéance. Cet exemple montre que ce n’est pas forcément aussi évident. Et je pense que cette technique de reconnaissance d’image va permettre de maintenir (peut-être pas au même rythme) l’utilisation régulière de catalogue papier. Des cibles comme les personnes âgées sont évidemment en première ligne pour ce type de support (même si la conversion aux nouvelles technologies est peut-être plus rapide qu’on ne le croit), mais plus généralement le « plaisir » procuré par la consultation ou la lecture des pages d’un catalogue continue d’exister.
Les grands vépécistes comme La Redoute ou Les 3 Suisses se sont désormais tous mis au multi-canal, mais la grande majorité de leurs ventes est encore issue directement ou indirectement du catalogue. En réalité l’essor d’internet a surtout engendré la fermeture des quelques boutiques physiques de ces grandes enseignes.

Bref, le cross canal touche aussi aujourd’hui la vente directe, et finalement permet de faire vivre et cohabiter plusieurs supports. La cannibalisation d’un support par un autre n’est donc pas aussi évidente que cela. Dans cet exemple, internet rend le papier « vivant ». Une (r)évolution intéressante!

Qu’en pensez-vous ?

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5 Responses to Couplage catalogue papier et appli mobile : le cas de Leroy Merlin

  1. Ping : Couplage catalogue papier et appli mobile : le cas de Leroy Merlin - Altavia Watch

  2. Merci beaucoup pour cet article qui, une fois n’est pas coutume, met en avant la fonctionnalité plutôt que la technologie. Pour information, d’autres grands du retail utilisent la solution de reconnaissance d’images de Moodstocks, dont Monoprix, But, … Voir : http://www.moodstocks.com/gallery/

    • Bonjour,
      Merci pour votre commentaire. Effectivement, je m’intéresse surtout aux nouveaux usages que la technologie apporte, plus qu’au technologies elles-mêmes. La reconnaissance d’image est pour moi une des fonctionnalités les plus impactantes. Le scan des QR code, puis des images, puis maintenant des objets et même des visages entraîne des bouleversement dans notre relation au net, et j’ose dire, au monde. Et comme souvent, avec des apports positifs et des risques non négligeables (sur les questions liées à la reconnaissance faciale notamment).
      Bien à vous.

  3. pom says:

    bonjour Jacques,
    Avez vous des sources concernant le rôle direct et indirect du catalogue dans l’acte d’achat ?
    « Les grands vépécistes comme La Redoute ou Les 3 Suisses se sont désormais tous mis au multi-canal, mais la grande majorité de leurs ventes est encore issue directement ou indirectement du catalogue. »
    pom

    • Bonjour,
      Merci pour votre commentaire.
      Les sociétés communiquent peu sur la répartition et la provenance des commandes ou du chiffre d’affaires. En contact avec des plus petites sociétés de vente à distance dans le domaine des compléments alimentaires et des cosmétiques, j’avais eu connaissance il ya quelques temps de chiffres de vente via l’outil internet d’environ 30%, soit encore plus des deux tiers de l’activité engendré par les outils classiques de catalogues et mailing papier.
      Je pense que les ventes via internet progressent régulièrement (peut-être autour 40-50% aujourd’hui) et finiront par devenir majoritaires, notamment avec l’essor des smartphones et tablettes. C’est, pour moi, le sens de l’histoire (évolution des clients et des usages), mais pour autant, cela mettra encore du temps (quelques années) et le papier n’est clairement pas « mort ».
      Bien à vous.

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