La course à la technologie : le cas de « Debenhams virtual pop-up store »

©dailymail.co.uk

Dans mes deux derniers billets, j’ai voulu mettre en exergue l’influence grandissante des nouvelles technologies dans le commerce traditionnel.
Les exemples de Tesco avec une boutique virtuelle dans le métro coréen, via des photos hyper réalistes de linéaires et l’utilisation des QR codes, ou bien encore l’essor du paiement en magasin via le téléphone portable, sont symptomatiques de ce phénomène.

Mais j’ai trouvé encore plus fort. Cela s’est passé fin octobre chez nos voisins britanniques.
La chaîne de grands magasins Debenhams, a lancé le premier « pop-up store virtuel ». Durant trois jours, les clientes sont invitées à se rendre sur un lieu touristique précis – Trafalgar Square à Londres, Albert Square à Manchester, etc…- et munies d’un iphone ou d’un ipad2, après avoir téléchargé une application (créée par GoldRun), elles pourront voir apparaître, via l’écran et comme par magie, une gamme de dix robes de soirée exclusives. Elles pourront ensuite les essayer virtuellement, envoyer des photos à leurs amies via Facebook pour avoir leur avis, acheter la robe et se la faire livrer à domicile, et le tout avec un remise exceptionnelle de 20% (applicable d’ailleurs sur toute la boutique mobile de Debenhams).

La vidéo ci-dessous, faite par Debenhams détaille précisément l’opération, ainsi que toutes les étapes à suivre (7 étapes en tout, ce qui me semble d’ailleurs plutôt long comme « parcours client »).

Pour moi, cette opération rassemble à la fois des nouveaux concepts et des nouvelles technologies : le concept du pop-up store (cf un de mes premiers billets sur ce sujet), celui de la mobilité, la géolocalisation, la réalité augmentée, le m-commerce.

Comme souvent, je pense qu’elle n’a de réel intérêt que dans la mise en avant d’un événement, d’une opération de communication qui permet de faire « le buzz » et d’associer à cette chaîne de grands magasins des valeurs de modernité, d’originalité, de dynamisme, etc…

Cela dit, je ne vois pas ce qu’apporte réellement une telle opération aux consommateurs. Pourquoi se compliquer la vie pour aller sur un lieu hyper touristique pour essayer virtuellement une robe et pouvoir l’acheter avec une remise. Je reste aussi encore sceptique quant à l’efficacité de l’essayage virtuel. Certes, c’est déjà un très grand progrès, quand on sait que près de 40% des vêtements achetés en ligne est retourné au marchand car il ne va finalement pas bien sur la personne (étude IMRG). Mais je ne suis pas persuadé que l’image puisse réellement remplacer la sensation réelle de porter un vêtement qui fait appel à d’autres capteurs que les seuls yeux.

©gomonews.com

En revanche, je suis convaincu que ce « virtual pop-up store » a un réel avenir. Je pense, en effet, que ce concept est parfaitement adapté à des manifestations sportives ou culturelles, ou bien encore à l’occasion de conférences, de meeting politiques.
Un équipementier d’une équipe de football pourrait tout à fait monter une telle opération lors d’un match.
Un organisateur de concert pourrait vendre des CD, des DVD, des t-shirts et autres mugs à l’effigie de l’artiste pendant la représentation.
Les grands parcs d’attraction vendent aujourd’hui tous leurs produits dérivés dans de très nombreuses boutiques physiques (boutiques, kiosques, chariots, …). Ils pourraient proposer ce service et permettre ainsi aux visiteurs de consommer pendant les longues files d’attente par exemple.

Bref, nous n’avons pas fin d’en entendre parler.

Qu’en pensez-vous ?

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