« Gorillas et monkeys » – grands groupes: protégez vos arrières!

©: espace-sciences.org

Il y a quelques mois, j’ai participé à un séminaire au « Babson College » , l’université américaine la plus à la pointe dans le domaine de l’entrepreneuriat.
Le thème de ce séminaire, animé par le professeur Jay Rao était : « Innovative Management & Entrepreneurial Leadership ».
Un des sujets développés qui m’a fortement marqué, abordait la question des « Gorillas » et des « Monkeys ».

Les « Gorillas » sont les très grands entreprises (quelque soit l’industrie), qui ont atteint une taille très importante et qui, assez naturellement décident de « laisser tomber » certains segments de marché ou clients trop petits, ou bien encore des technologies ou des produits dont la contribution n’est plus assez intéressante. Cette démarche est classiquement issue de choix stratégiques, appliquant la méthode de la matrice du BCG (schéma ci-dessous).

©: chohmann.free.fr

Les « Monkeys », sont eux, des plus petites structures, ou bien encore de nouveaux entrants, qui, profitant de cette situation, trouvent soit un marché de niche à servir, soit l’occasion parfaite de rentrer sur le marché, d’acquérir une expérience et des compétences. Avec le temps, celles-ci vont leur permettre d’aller petit à petit attaquer les clients servis par les « Gorillas ».

L’histoire de l’industrie de l’acier aux Etats-Unis dans les années 1970-1990 est un exemple concret de cette situation.
Durant cette période, les grandes sociétés – les « integrated mills » – ont laissé la porte ouverte à des plus petites entreprises – les « mini mills » – qui ont commencé par fabriquer et vendre des produits « bas de gamme », ont développé leur courbe d’expérience et rapidement sont allées attaquer les parts de marchés de leurs grands concurrents, pour prendre finalement plus de 50% du marché de l’acier américain.

En règle générale, les grandes entreprises regardent et surveillent leurs concurrents directs et mettent souvent tous les autres acteurs du marché dans une case « autres».Il est indispensable, en réalité, pour ces « Gorillas » de garder un œil sur les plus petits acteurs, souvent très dynamiques, qui risquent un jour de venir les concurrencer directement.
Et il n’y a que trois façons de se battre avec ces « Monkeys » :
– les tuer,
– les acheter,
– ou bien créer son propre « Monkey », sa propre petite structure qui couvrira ces marchés ou produits.

Et vous : êtes-vous un « Gorilla » ou un « Monkey » ?
Connaissez-vous bien tous les acteurs de votre industrie ? En France, à l’international ?
Aujourd’hui la plupart des marchés sont mondiaux et de très nombreux « Monkeys » apparaissent, notamment dans les pays émergents. Attention donc de ne pas vous laisser surprendre….

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